C’était une grosse manifestation qui se tenait devant la porte de Brandebourg. J’imagine que c’était une manifestation d’écologistes, mais comme je n’ai rien compris aux pancartes, je n’en suis pas sûr.


Et toujours ce tracé du mur…
La chancelière a décidé une sortie du nucléaire pour l’Allemagne. Le nouveau président français s’est engagé à fermer la centrale de Fessenheim, en Alsace. Il semble que cette source d’énergie n’a plus la cote depuis l’accident de Fukushima.

Est-on prêt pour développer les énergies renouvelables avec la plus grande, heu… énergie ?


En tout cas, voici la preuve qu’il y a aussi des manifs en Allemagne.
C’était un plaisir de visiter le dôme. Symbole du renouveau de l’Allemagne et de son unité retrouvée. Après toutes ces évocations des guerres, ça fait du bien de s’élever un peu, vers un ouvrage très moderne, voire futuriste.

Une double hélice s’enroule de la base jusqu’au sommet du dôme. De l’acier, du verre, tout est transparence et légèreté. Par un temps splendide, c’est vraiment plaisant.

Pour ne rien vous cacher, j’avais pensé à une de ces photos pour la photo du mois, dont le thème est escalier. Mais comme ce ne sont pas réellement des escaliers, j’ai renoncé.

Vous ne trouvez pas qu’on dirait un peu une navette spatiale ?


J’aime bien.

Depuis les toits, on a bien sûr une vue exceptionnelle sur tout Berlin.

Vers l’est de la ville, et la tour de la télévision.

Et une vue de profil de la porte de Brandebourg.

Pendant la visite du dôme, on ne pouvait pas ignorer le ramdam de la foule qui s’était regroupée en bas. Une foule compacte, avec des tas de drapeaux… J’ai voulu en avoir le cœur net et je suis descendu.
On y va ?
Retour en Allemagne, après cet intermède lacustre et ophtalmologique.

Autre grand lieu de l’histoire de l’Allemagne que je ne voulais pas rater: le Bundestag !

Quand on a fait des études d’histoire, ce lieu est très important et ça m’a fait un peu bizarre de me retrouver face à ce bâtiment. J’ai repensé à la montée du nazisme, à l’incendie de 1933, aux discours d’Adolf Hitler depuis le balcon (de la première fenêtre de droite), à sa quasi destruction en 1945, à cette photo très célèbre de ce soldat de l’armée rouge qui hisse le drapeau soviétique sur son toit… et bien entendu à notre histoire plus contemporaine, avec la réunification des deux Allemagnes et le retour des parlementaires dans cet édifice.
Bref, un lieu à ne pas manquer pour une première découverte de Berlin.

Il faut réserver à l’avance, puisque les visites sont encadrées par un guide, mais c’est très facile, on peut réserver par Internet. On entre par ces bâtiments très moches, pour passer tous les contrôles de sécurité.

En passant, en remarque ce grand bâtiment qui fait face au parlement: c’est la Chancellerie, là où travaille Angela.

J’ai tout de suite été frappé par l’architecture très moderne du Bundestag. Pas de dorure à la française, ou de protocole monarchique comme dans les parlements anglo-saxons. Sobriété, efficacité et souci de ne pas faire des élus des personnes à part. C’est ce que nous a expliqué notre guide, qui s’appelait Wagner, « comme le musicien » a-t-il précisé.

Rapide passage devant les portes qui ouvrent le passage aux parlementaires allemands. Wagner nous explique que l’on se méfie de l’électronique, et qu’on vote à main levée, et que s’il y a un doute, on fait sortir tout le monde, puis que les députés entrent par la porte Ja (oui) ou Nein (non), et on les compte. C’est aussi simple que ça.

Au fond, le président de la chambre. Les bancs sur les côtés sont pour les membres du gouvernement. Le pupitre est sobre. Pas de place attitrée pour les parlementaires. Les premiers arrivés s’installent devant, les derniers prennent les strapontins… même s’il est d’usage qu’un député laisse sa place au chef de l’opposition, même en retard.

Cette couleur de fauteuils a été choisie pour des raisons télévisuelles. Les grandes fenêtres pour rappeler aux élus que le monde qu’ils représentent n’est pas loin. Un symbole de transparence, aussi. D’ailleurs, on peut assister aux débats… et visiter le parlement en touriste, ce qui n’est pas le cas en France.

L’hémicycle m’a fait penser au parlement européen.

On ne peut pas manquer cet imposant aigle.

Et encore moins cette coupole, très futuriste, que nous visiterons plus tard:

Wagner s’est un gentiment moqué du président français et de son épouse, qui trouvaient que le salon pour les invités de marque manquait un peu de panache. Il nous a raconté la déception des délégations chinoise, qui s’attendaient aussi à plus de décorum. Dans ce salon, de simples sofas.

Une grande toile qui rappelle le passé du lieu. Elle est aux trois couleurs du pays, noir, rouge et or. Le feu rappelle les autodafés et l’incendie du parlement, la colonne vertébrale évoque le rôle central de la démocratie.

Cette toile est exposée à quelques mètres du fameux « balcon d’Hitler ».

Autre lieu qui transpire l’histoire allemande, la chapelle œcuménique dans laquelle les élus peuvent méditer ou prier.


Sur chaque mur, on découvre de grandes toiles percées de milliers de clous, symbole de la déportation.

Il est stupéfiant de constater combien l’identité allemande est marquée par les heures les plus sombres de son histoire…

Autre période marquante du lieu : la Guerre froide. Il faut dire que le mur de Berlin passait sous les fenêtres du parlement, à l’endroit où ces voitures sont garées.

Encore plus frappant : les Allemands ont décidé de laisser les graffitis que les Soviétiques ont faits sur les murs lors de leur conquête de 1945.

Pour quelques visiteurs français de mon groupe, c’était très bizarre de garder en ces murs la trace tangible de la défaite de l’Allemagne et de l’occupation soviétique. Wagner a répondu que c’était une manière de ne pas oublier que la paix est fragile, et que les Allemands avaient une lourde responsabilité à porter, encore aujourd’hui.

En tout cas, j’ai trouvé ça très étonnant.

Et en ce 8 mai 2012, où nous célébrons le 67e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, c’est bien de se souvenir de tout ça.

Puis la visite s’est achevée, Wagner nous laissant monter seul admirer le dôme et la vue depuis les toits du Bundestag.

Et ça, c’est pour demain !
Bonjour ! Je m’appelle Bertrand et je suis un labrador.
Le 12 mai, j’aurai pile un an. J’espère que j’aurai un cadeau pour mon premier anniversaire.

Un beau cadeau, j’en ai déjà eu un la semaine dernière. Avant qu’Olivier n’ait l’œil tout rouge, il m’a emmené à la plage de Thonon, pas très loin de la maison. Nous avons pris la voiture et j’étais content parce que je n’ai pas été malade.
Ensuite, on a marché un petit moment. Il y avait des gens, j’étais en laisse et je n’ai pas bien aimé mais je sentais qu’il allait se passer quelque chose.

Ensuite Olivier m’a emmené jusqu’au bord de l’eau. Je n’en avais jamais vu autant, c’était magique ! Tellement magique que j’ai tout oublié ce qu’il y avait autour de moi et que j’ai couru partout, sur les galets et dans les vagues… Ah, ce que j’étais content !

On est resté un long moment. J’ai nagé très loin et Olivier m’a lancé plein de bâtons que je suis allé chercher. J’ai adoré !

J’ai bu la tasse aussi, mais ce n’est pas grave.

Olivier m’a appelé « ma petite loutre ». Je ne sais pas ce que c’est, une loutre, mais ça avait l’air gentil. Il n’a pas voulu se baigner avec moi. C’est dommage, elle était bonne.

Vivement qu’on y retourne ! J’ai déjà hâte !
A bientôt !

Bertrand

D’après ce que je lis chez nos amis Belges et Suisses, le vent du changement devrait souffler en France, ce soir. Mais je reste prudent, j’attends de voir.
En tout cas, si ça se confirme, on va respirer un peu mieux, et c’est tant mieux.
Vous qui connaissez les résultats, maintenant, vous en pensez quoi ?
(j’ai rédigé ce billet à 16h25 mais il ne sera mis en ligne à qu’à 20h pile, pour respecter la loi)
Petit souci « technique », qui m’empêche d’écrire et de regarder des écrans trop longtemps.
Même la lumière du jour me fait mal, heureusement tout de même pas au point de souhaiter qu’il pleuve.

Je reviens dès que ça va mieux.

Ce soir, depuis ma fenêtre de chambre